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Cuisiner les pâtes à l’italienne… ou comment j’ai dit adieu aux coquillettes !

Bon, je vous ai bien eu.e.s ! J’avoue que je n’ai jamais trop mangé de coquillettes (à part enfant, à la cantine : à l’eau, en petits paquets, trop cuites… beurk) ! Cela dit, on ne va pas se mentir, les coquillettes sont parfaites quand on manque de temps pour cuisiner et que les enfants doivent vite manger puis aller au lit par exemple… Leur petite taille et leur forme arrondie et dodue après la cuisson les rendent gourmandes et faciles à manger. Donc, oui, il m’arrive d’en faire, et pire, dans ces cas-là, je ne peux m’empêcher d’en piquer une cuillère ou deux (ou trois)… Hum ! Le bon goût des choses simples ! Oui, sauf qu’on n’a plus 3 ans, alors passons aux choses sérieuses ! Vous voulez savoir comment bien cuisiner les pâtes ? Vous rêvez de manger les pâtes comme en Italie ? Alors ce blog est fait pour vous !


Notre amour pour les pâtes est une évidence. Même si c’est trois fois moins qu’en Italie, et deux fois moins qu’en Tunisie, nous en consommons tout de même 500 000 tonnes par an, soit 8 kg par personne ! Je ne connais personne qui a horreur des pâtes. Elles font toujours l’unanimité. Pourtant, les pâtes en France sont souvent mises à rude épreuve, si bien que je me demande parfois pourquoi elles ont autant de succès…
« Chacun ses goûts ! » me direz-vous.
Certes. Mais qui peut résister à un vrai bon plat de pâtes cuisinées à l’italienne ? Personne. Et une fois que l’on maîtrise l’art et la manière de faire les pâtes comme en Italie, impossible de revenir en arrière : adieu les coquillettes, les carbo à la crème ou autres spaghettis bolo


La France : no country for coquillettes

En France, les pâtes sont parfois servies comme accompagnement, souvent trop cuites, voire sans aucun condiment. Autant de sacrilèges inconcevables pour les Italiens qu’il y a de Français. J’en rajoute (un peu), bien sûr, et je ne suis pas là pour faire le procès de qui que ce soit, au contraire (sauf pour ceux qui mangent des pâtes au ketchup, parce que quand même, faut pas pousser mémé dans les orties) ! 

Puis, depuis quelques années, je constate un vrai changement autour de moi : une envie de manger de bonnes pâtes, bien cuisinées. Aurions-nous semé le goût des pâtes autour de nous ? Peut-être, mais pas que. C’est une tendance générale qui semble liée à celle du « mieux manger » et dont témoigne l’arrivée dans nos grandes surfaces de marques de pâtes italiennes de meilleure qualité, telles que Garofalo, De Cecco ou plus récemment Rummo et Voiello. Ces marques, que l’on trouvait autrefois en épiceries fines, ont laissé place au top niveau des pâtes ; les boutiques spécialisées proposant désormais des marques artisanales telles que les Gentile (IGP Gragnano) ou les Mancini (produites avec du blé cultivé par la marque selon les règles de la Buona Pratica Agricola), pour n’en citer que deux.   

Comme tou.te.s les français.es, j’adore les pâtes. Mais il n’y a pas que les coquillettes dans la vie ! Je suis une Méditerranéenne et, de surcroît, d’abord Italienne de cœur amoureuse du pays et de sa langue, je suis devenue une « Italienne par alliance », amoureuse aussi de sa cuisine ! Alors les pâtes, oui, mais pas n’importe lesquelles, et pas n’importe comment… même pour les coquillettes au beurre !


T’aggia ‘mpara e t’aggia perdere *

* Proverbe napolitain. Littéralement, en italien : Ti devo insegnare e poi ti devo perdere, soit en français « Je vais tout t’enseigner et puis je vais te perdre ». Ce dicton fait référence au maître artisan qui enseignait son métier à l’apprenti puis qui le perdait, puisqu’une fois les rouages du métier connu, l’élève partait travailler à son compte. On l’utilise encore fréquemment à Naples pour souligner l’importance d’un enseignement ou de conseils que l’on donne, comme s’il s’agissait de confidences extraordinaires qui ne sont normalement divulgués à personne…

Nocountryforcoquillettes.com naît de mon envie de partager cet amour des pâtes, et surtout de transmettre les clés pour les cuisiner à l’italienne, dans les règles de l’art, comme j’ai appris à le faire. Convaincre les sceptiques que les pâtes ça se cuisine, donner des idées aux amateurs, ou encore l’envie aux adeptes de plats cuisinés de se (re)mettre à la cuisine ! 

Avec la participation de Corrado, qui me régale avec ses recettes depuis plus de dix ans et qui vous régalera les yeux grâce à ses photos, je vous dirai tout sur les pâtes italiennes. Origines, formats, marques, cuisson, recettes traditionnelles, pâtes italiennes du quotidien : vous allez devenir incollables et épâter vos invités, sans qu’ils ne s’empâtent ! 

Et aussi…

Puisque l’on parle de pâtes, c’est-à-dire un mélange de farine et d’eau avec un peu de sel, je ne résisterai pas à l’envie de vous parler de ces autres pâtes que l’on aime tant consommer en France : le pain et la pizza en particulier (et de mon levain aussi, Pulcinella, parce que c’est tellement meilleur ☺). 
Et pourquoi pas des pâtes sucrées et des merveilleuses douceurs, trop peu connues, qu’offrent la péninsule ? 
Enfin, le nom du site n’ayant pas été choisi par hasard (il vous rappelle peut-être le célèbre film des frères Cohen, No country for old men), je m’attacherai à mettre en lumière toute forme d’art, cinématographique ou pas, en lien avec les pâtes.

Quoi d’autre ?

Comme je tiens à ce que ce blog soit une ressource participative, je me ferai un plaisir de répondre à vos commentaires ou suggestions, ici comme sur les réseaux sociaux. Alors n’hésitez pas à partager et à enrichir mes publications de vos remarques et impressions…
Allez, à vous de jouer !

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